
Contexte
Les biodéchets représentent un véritable gisement de matière première, capable de créer une véritable filière économique source d’emplois sur les territoires.
Chaque année, 10 millions de tonnes de Déchets Comestibles et de Table – DCT – ont été produits en France dont :
• 5 millions de tonnes de déchets ménagers
• 3 millions de tonnes de déchets des industries agroalimentaires
• 2 millions de tonnes de déchets de la restauration
En 2024, la poubelle des Français est composée d’un tiers de déchets alimentaires (biodéchets), soit 71,2 kg de déchets résiduels par habitant/an.
Composés à 80 % d’eau, ces biodéchets partent à l’enfouissement ou à l’incinération et génèrent 800 000 tonnes de gaz à effet de serre. Pour cette raison, la loi AGEC du 10 février 2020, en vigueur depuis le 1 er janvier 2024 impose aux collectivités l’organisation du tri et de la collecte sur les territoires.
Du côté des ménages, parmi les 1 200 collectivités proposant une solution de tri à la source, seulement 23,2 % des habitants bénéficient d’un dispositif de collecte séparée, qu’il s’agisse de points d’apport volontaire ou de collecte en porte-à-porte.
En 2024, cela représente 223 000 tonnes de biodéchets ménagers valorisées, soit un taux de collecte de seulement 4,6 % ce qui reste trop faible. Le MODECOM 2025 révèle par ailleurs que 32 % des biodéchets sont encore présents dans les ordures ménagères résiduelles.
Du côté des professionnels de l’alimentation — industrie, distribution et restauration collective —, sur les 5 millions de tonnes de biodéchets estimées, environ 800 000 tonnes sont aujourd’hui triées et collectées pour être valorisées.
Il est donc urgent d’organiser des solutions de tri et de traitement des biodéchets et lever les freins à cette mise en œuvre.









